Le Nationisme

Etude de ce qui constitue chaque nation et des conséquences qui en découlent

Actualités

La rubrique "actualités" est ouverte aux apports de divers auteurs, qui viendront illustrer, actualiser, commenter, préciser, compléter, voire nuancer, l’Essai sur le concept de Nationisme, paru en 2024. Ces différents apports, postérieurs à la publication de l’Essai feront vivre et s’améliorer la « théorie nationiste », conçue pour favoriser la paix internationale et la démocratie interne.

 

L’insertion sur le site se fait sans frais mais moyennant renoncement aux droits d’auteurs après :

  1.  Prise de contact par lettre avec le Comité de lecture (CDL Henri Temple, La Poste, BP 13, 12230 La Cavalerie, France)
  2. Échange, puis accord du Comité de lecture (CDL)
  3. Accord de volontés entre le CDL et l’auteur du texte proposé
  4. Lorsqu’un texte est dépassé par les circonstances il est actualisé, ou retiré et remplacé

 

Plan de la rubrique : le plan de l'ouvrage ci-après démontre la suite logique de la démonstration.

Ce plan est repris ci-dessous pour accueillir les rubriques d'actualités.

Chaque nouveau texte accepté est inséré selon le chapitrage de Nationisme :

 

  1. Observation et qualification du fait national dans ses multiples dimensions
  2. Conséquences psychologiques et neurologiques individuelles du fait national
  3. Conséquences sociologiques collectives des faits psychologiques (l’identité)
  4. Conséquences sociales des faits sociologiques
  5. Conséquences socio-économiques des fonctions sociales
  6. Conséquences juridiques des faits sociaux-économiques
  7. Conséquences politiques de la conjonction des faits sociaux, juridiques et économiques
  8. Conclusion : Théorème du ''nationisme''

 

Plan des actualisations :
 
Chapitre 1  : Actualisation sur le fait nationalChapitre 2 : Actualisation sur les conséquences psychologiquesChapitre 3 : Actualisation sur les conséquences sociologiquesChapitre 4 : Actualisation sur les conséquences socialesChapitre 5 : Actualisation sur les conséquences socio-économiquesChapitre 6 : Actualisation sur les conséquences juridiquesChapitre 7 : Actualisation sur les conséquences politiques  

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1 2 Conséquences socio-économiques Conséquences psychologiques Conclusion : Théorème du ''nationisme'' Conséquences juridiques Conséquences sociales Conséquences sociologiques Conséquences politiques

MONNAIE ET DETTE

15/09/2026

MONNAIE ET DETTE

 

 

https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.initiative-monnaie-pleine.ch%2Fscientifiques%2F

 

 

Conséquences socio-économiques

1919 sème des graines de conflits jusqu’en 2019

15/09/2026

  1919 sème des graines de conflits jusqu’en 2019

 
Contrairement à l'idée de Paul Valéry, l'Histoire donne des enseignements constants, et notamment celui, essentiel, que certains choix politiques sont des causes dont les conséquences se perpétuent longtemps, et parfois même à jamais.

 

L'année 1919, en particulier, est un sujet illimité pour enrichir de sagesse nos réflexions sur le triste temps présent. On pense, bien sûr, au lamentable traité de Versailles et à ses suites désastreuses (traités de Saint-Germain, Trianon, Neuilly, Sèvres, Lausanne…) : des diplomates n'ayant pas versé une goutte de sang décidèrent comment condamner l'humanité au malheur pour au moins 100 ans et un tribut de multitudes de morts. En ce temps de Brexit, il n'est d'ailleurs pas inutile de rappeler la totale constante absence de génie et de générosité des Anglais pour les questions bolchevique, grecque, ottomane, kurde, arménienne et allemande.

 

En 1919, la guerre continue : les Soviets attaquent les pays d'Europe centrale, qui seront ensuite, vingt ans plus tard, martyrisés par les Allemands. En février, le Premier ministre grec Venizélos présente les revendications de la Grèce, notamment sur la Thrace (et donc Constantinople), mais le conflit armé, non soutenu par l'Occident, se termine par une victoire des armées turques, ce qui conduira à un énorme échange de populations, 1.300.000 Grecs quittant la Turquie et 385.000 Turcs la Grèce.

 

Le monde intellectuel européen qui avait adopté, notamment en France, une ligne d'union sacrée se divise à nouveau : Keynes, qui s'était « fait porter pâle », se fendait - déjà influencé par la finance - d'un ouvrage gravement erroné (Les Conséquences économiques de la paix) dont la démonstration sera économiquement démontée par Étienne Mantoux, grand économiste et héros de guerre français (The Carthaginian Peace or The Economic Consequences of Mr. Keynes, 1947 posthume), après avoir été historiquement anéantie par Jacques Bainville, qui se révélera malheureusement prophétique (Les Conséquences politiques de la paix, écrit en 1919). Réfugié en Suisse pour pouvoir éditer tranquillement tout au long du conflit, Romain Rolland déchire, déjà en 1914, l'union sacrée en publiant à Genève Au-dessus de la mêlée, où il dénonce le « désir de domination qui pousse les nations à s'entre-déchirer », décide courageusement de ne pas rentrer en France et de transformer son séjour en « exil volontaire »(sic). Il récidive cinq ans plus tard en publiant, dans L'Humanité (26 juin 1919), « Une fière déclaration d'intellectuels » qui sera postnommée du titre moins ridicule mais plus prétentieux de Déclaration de l'indépendance de l'Esprit. Pas un mot sur les victimes et les dévouements mais un discours contre « la haine des nations en guerre ». Renvoyant dos à dos agresseurs et agressés, Rolland ne voit que « l'abdication presque totale de l'intelligence » et stigmatise « les penseurs, les artistes qui ont ajouté au fléau qui ronge l'Europe ». Après avoir attaqué tous les intellectuels français (non « exilés » en Suisse...), sans un mot pour ceux, tels Péguy, qui ont été tués, il ajoute une phrase particulièrement dangereuse : « C'est nous qui sommes les serviteurs de l'Esprit », légitimant l'intolérance et la vanité à venir, bien souvent cultivées à l’extrême gauche. « Nous ne connaissons pas les peuples. Nous connaissons le Peuple unique, universel. » La suite du texte, d'ailleurs mal écrite, est ronflante, confuse et creuse. Mais le texte sera adopté par quelques intellos trotskistes et marxistes comme Barbusse, Georges Duhamel, Jules Romains, Russell, Zweig (alors que les Soviets dévastaient l'Europe centrale).

 

Quelques semaines plus tard, un manifeste responsif était publié dans Le Figaro, intitulé ironiquement Pour un parti de l'intelligence, signé notamment par Paul Bourget, Jacques Bainville, Daniel Halévy, Francis Jammes, Jacques Maritain, Charles Maurras, puis rallié par des centaines d'intellectuels. Le texte, d'un élévation certaine, se refuse à opposer la citoyenneté nationale à la condition humaine revendiquée par les citoyens du monde. Il en appelle aux communes valeurs de ces deux engagements. Mais le texte est aussi ouvert aux croyants et non-croyants (Maurras était agnostique). Ce « parti de l'intelligence » entend s'opposer au bolchevisme qui attaque l'Esprit. Et au « modernisme industriel qui méconnaît la réalité morale et prétend faire une société sans se soucier de l'homme [...] Si nous prétendons organiser la défense de l'intelligence française, c'est que nous avons en vue l'avenir spirituel de la civilisation tout entière »… Quoi de nouveau sous le soleil ? Si : on dirait que la France a oublié cette haute ambition.

Conséquences politiques

[ZOOM] Le nationisme, une science pour abattre l'UE ?

07/09/2026

 [ZOOM] Le nationisme, une science pour abattre l'UE ?

Conclusion : Théorème du ''nationisme''

Pour le gouvernement, "la nation est davantage une construction idéologique qu'une réalité concrète"

07/09/2026

Pour le gouvernement, "la nation est davantage une construction idéologique qu'une réalité concrète"

 

 
Dans une fiche publiée sur le site « Vie publique », qui dépend du gouvernement,

 le concept de nation est relativisé jusqu’à ne plus être considéré que comme une vague « construction idéologique ».

 
Dans une atmosphère de fin de régime avant l’heure, et de doutes sur les capacités réelles de l’hôte de l’Élysée, se déroule le curieux exercice du « grand débat national » soigneusement formaté par celui qui pense en tirer bénéfice. De ce débat décousu on nous annonce qu’une synthèse sera effectuée à la mi-mars par son initiateur. En découlera-il un referendum ? Suspense.

 

Pour le tenant d’une Europe fédérale et germano-française, le moins qu’on puisse dire est que sa compréhension de l’idée de nation est confuse, voire grand-guignolesque quand il parle de la « lèpre nationaliste » qui menacerait l’Europe, surpassé seulement par son ministre de l’Intérieur qui voit, lui, dans les gilets jaunes des… chemises brunes.

 

La nation n’a pas de « définition pleinement satisfaisante »

 

Or le gouvernement, dans une publication officielle de juin 2018 passée inaperçue a mis en ligne une fiche pour nous faire savoir ce qu’il faut savoir de la nation. Ce texte émane de la Direction de l’information légale et administrative (Dila), rattachée au Premier ministre, et supposée assurer les missions de diffusion légale : la publication des lois et décrets au Journal officiel, l’information administrative et l’édition publique « mettant à la disposition de tous la norme juridique française ».

 

A lire aussi: Comment la Cour de cassation nous soumet au droit supranational

 

Ce texte de deux pages intitulé « L’idée de Nation » commence à définir la nation sans citer immédiatement la Déclaration des droits de l’homme de 1789 qui fait pourtant de la nation le principe constitutionnel initial de toute souveraineté. Ni sans citer l’article 3 de la Constitution : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum » ; ni l’article 4 : « Les partis et groupements politiques […] doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. »

 

On lit, en effet, dès la première phrase de ce document, que « la Nation est davantage une construction idéologique qu’une réalité concrète, ce qui explique la difficulté de lui donner une définition pleinement satisfaisante ».

 

 

Définition de la Nation

La Nation est davantage une construction idéologique qu'une réalité concrète, ce qui explique la difficulté de lui donner une définition pleinement satisfaisante

Capture d’écran du site « Vie publique » 

 

 

Introduction au relativisme national

 

On est stupéfait. La nation est le socle de la République française dès les origines. Depuis Rousseau, puis Renan, philosophes et sociologues ont bien vu la « réalité concrète » et le besoin psychologique. Et sur le plan de la théorie juridique, Carré de Malberg avait fixé une fois pour toutes le concept dans La loi expression de la volonté générale en 1931.

 

Ce document officiel s’acharne ensuite à relativiser l’idée de nation. Pour bien en persuader le lecteur on expose qu’ « en France et en Angleterre [le Royaume-Uni ?], c’est l’action centralisatrice et unificatrice du pouvoir royal qui a contribué de manière décisive à l’émergence de la nation. Mais le sentiment national, présent chez une élite restreinte, s’est diffusé assez lentement ». Puis on expose les cas allemands, suisses, italiens. En tout, 21 lignes de philosophie politique comparée et seulement 4 pour Renan, sans d’ailleurs que soit soulignée l’originalité de sa formulation, à la fois porteuse de la diversité française et garante d’avenir par l’idée du « vivre ensemble » renanien : une conception contractuelle de la nation, clef de la politique d’intégration.

 

La suite ressemble plus à une fiche de révision pour grand oral de Sciences Po devant un jury « bien pensant » qu’à la mission officielle de la Dila. Certes, une dizaine de lignes rappellent le rôle juridique et institutionnel de la nation ; mais 14 autres développent des critiques philosophiques marxistes du concept.

 

La nation se termine avec Marx

 

Est-ce bien dans la mission de la Dila de donner des armes, d’ailleurs périmées, de déconstruction des notions de base de la République et de l’État ? Si le lien nation-démocratie est évoqué, on notera que la fiche se conclut sur de longues considérations marxistes : « L’idée de nation a fait l’objet d’importantes remises en cause. Alors que la Révolution française avait mis en œuvre une conception unifiée de la Nation, s’opposant aux corps intermédiaires et aux pouvoirs locaux qui divisaient les individus et s’opposaient à l’exercice de leur citoyenneté, les inégalités sociales apparues avec la révolution industrielle ont contribué à nourrir la critique de l’idée nationale. Pour les tenants de la théorie de la lutte des classes, l’idée de nation masque les conflits d’intérêts qui opposent les classes sociales selon leur position dans le processus de production. L’égalité des droits dans le cadre national occulterait ainsi l’inégalité de fait existant entre prolétaires et capitalistes dans les différents États. Aussi, le mouvement révolutionnaire s’est-il construit comme un mouvement internationaliste, visant à la suppression des classes, de l’État,… et des nations. Les régimes socialistes européens apparus après la Révolution de 1917 se sont cependant appuyés sur le fait national sans le remettre en cause : l’URSS était ainsi elle-même divisée en Républiques et en communautés autonomes correspondant aux différentes Nations composant l’État soviétique. »

 

Des idées encore soutenues aujourd’hui par deux derniers auteurs : le Belge Détienne et le marxiste Noiriel. Ce dernier, emporté par son engagement politique, estime à la fois, sans craindre de se contredire, que « l’identité nationale est un faux problème », « qu’il n’existe aucune définition de l’identité nationale qui soit acceptée par l’ensemble des chercheurs », que ce n’est « pas un concept scientifique » ; mais aussi que c’est une expression qui appartient au langage politique, « une simple magouille électorale destinée à flatter les préjugés de la fraction la plus xénophobe de la population ».

 

Participez au « Grand débat » prétendument « national »

 

Toutefois, ce réquisitoire ne résiste pas aux analyses unanimes d’un ouvrage très récent, Qu’est-ce qu’une nation en Europe, dans lequel douze auteurs insistent sur les dimensions géographiques, historiques, économiques, psychosociologiques, juridiques, politistes et rationnelles de la réalité des nations et de l’adhésion par la personne à sa nation. D’autres auteurs français comme Rousseau, Durkheim, Julien Benda, Marcel Mauss, Emmanuel Mounier, Edgar Morin, étaient aussi sur cette ligne qui constate que les hommes font le choix souverain de décider avec qui vivre ou ne pas vivre ensemble. Pour Jaurès, la nation est même « le seul bien des pauvres ». Mais le gouvernement a oublié de citer ces grands auteurs français sur le sujet.

Je ne saurais assez conseiller aux citoyens qui participent au « grand débat national » de se documenter sur ce qu’il en est vraiment de leur nation. Car elle st à la fois le cadre et la finalité de ce débat. Les nations sont bien réelles, les êtres humains en ont besoin, le droit les reconnaît, la démocratie les anime et les légitime, et l’économie, comme la monnaie, en sont un moyen consubstantiel.

Conséquences juridiques

Triste anniversaire

07/09/2026

  Triste anniversaire

 

Par Henri Temple - Publié le 14 novembre 2025 

Il y a vingt ans, Maurice Allais entamait son combat contre la mondialisation et l’Europe fédérale. En 2025, tout lui donne raison.

 

 

La mise en garde d’Allais commença par une tribune dans Le Monde, le 14 mai 2005, en plein débat sur la prétendue « constitution européenne ». Le brûlot, intitulé « Aveuglement » est une charge rigoureuse, brillante, mais solitaire, contre le projet Giscard, reprenant les analyses implacables de son livre-monument de 1999 (épuisé et jamais réédité), La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance. De Maurice Allais (1911-2010), le public informé retient d’abord qu’il fut « prix Nobel d’économie » (pour simplifier ce titre), que ce polytechnicien, passionné d’histoire, fut aussi un grand astrophysicien, et encore qu’il eut des positions politiques. Notamment, et courageusement, contre les conditions dramatiques dans lesquelles la France avait quitté l’Algérie, ce qui lui aliéna et la gauche et les gaullistes ; et il avait raison, ce que la déplorable relation de la France à l’Algérie, depuis 63 ans, démontre chaque jour.

 

Mais ce sont sans doute ses analyses en économie politique qui firent que, comme il l’écrivit sur le tard avec son humour amer, « il était un prix Nobel d’économie devant sa télévision ! », car il n’y fut quasiment jamais invité… Il faut dire qu’en France nos politiciens, galonnés ou énarques, savent tout ; et depuis la Terreur on sait bien que « la République n’a pas besoin de savants ». À la différence de tous les autres pays du monde (sauf la Russie poutinienne) où les savants sont honorés et leurs avis sollicités.

 

Pire encore, voilà qu’Allais, prenait des positions en pointe contre l’Europe fédérale, l’euro, la mondialisation. De quoi se mettre encore un peu plus à dos le PS, l’UMP-LR, les milieux financiers, les lobbys bruxellois, les médias, les présidents de la république successifs, et même les économistes en cours, toujours prêts à courtiser les puissants. Sans oublier les banques dont il démontra que, lorsqu’elles accordent des crédits avec l’argent qu’elles ne possèdent pas (accords de Bâle II), on peut les comparer à des faux monnayeurs… Bigre !

 

C’est son indépendance d’esprit qui frappe chez Allais, et surtout la rigueur du vocabulaire économique et du raisonnement juridique. Tout est défini méticuleusement et notamment, ce qui est rarissime chez les économistes, il s’attache à comprendre les règles juridiques européennes avec précision, et à en projeter les conséquences. Et évidemment, il a raison, car comment parler des projets européens si on ne connaît pas le sens et la portée des mots employés, pour les remplacer par des slogans puérils ? (relire le savoureux Bêtisier de Maastricht, de J- P. Chevènement, 1997).

 

En 2008, les parlementaires, réunis en 2008 en Congrès, violèrent la constitution et la démocratie

 

Dans sa célèbre tribune du Monde, Allais désossait l’argument, ânonné alors à l’identique par l’UMP et le PS ; il épinglait notamment Jack Lang, et Jacques Chirac selon lequel « le projet de Constitution, s’il était adopté, représenterait un rempart majeur contre “les excès du libéralisme” ». Allais remarque que le mot libéralisme est contre-employé car ce dont on prétendait nous protéger n’était pas le « libéralisme » mais la « chienlit laisser-fairiste » (sic). À juste titre Maurice Allais corrigeait ces graves contre-vérités (délibérées) car l’article III-314 du projet de Constitution indiquait que « par l’établissement d’une union douanière, conformément à l’article III-151, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial [sic], à la suppression progressive des restrictions aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres ». C’est donc que la prétendue constitution, bien loin de protéger les Français, persistait à « supprimer toute protection des économies nationales de l’UE » avec le libre échangisme mortel, déjà gravé à l’identique depuis 1974 dans l’article 110 du Traité. Cela a « généré un chômage massif sans aucun précédent et la destruction progressive de l’industrie et de l’agriculture » du fait d’importations, de production à bas coût et de délocalisations. Et Allais de conclure : « les partisans du Oui trompent ceux qui les suivent ». On sait ce qu’il advint : la nation rejeta clairement la pseudo-constitution européenne à 55 % (référendum de 2005). Mais par la suite les mêmes puissants intérêts manipulèrent les parlementaires, de droite et de gauche, qui, réunis en 2008 en Congrès, violèrent la constitution et la démocratie, en adoptant le Traité de Lisbonne, identique, et dont les conséquences furent dramatiques pour notre pays. Que les lecteurs se demandent pourquoi les mêmes politiciens et médias s’acharnent contre Donald Trump : c’est qu’il a entrepris de mettre un terme au multilatéralisme et au mondialisme, à la « chienlit laisser-fairiste » (et affairiste). Et on ne voit pas comment, alors que la plus puissante des nations rétablit des écluses (et pas des murs) pour éviter la nécrose de son tissu industriel, le système bruxellois pourrait se maintenir tel quel et seul dans son « aveuglement ».

 

Henri Temple est universitaire, juri-économiste, philosophe, auteur de Nationisme.

Conséquences sociales

Contact

Henri Temple - BP 13 La Poste 12230 La Cavalerie (France)